MAL FRANÇAIS, Maux Mondiaux - Episode 2

Michel revient sur les origines des dérives alimentaires, en relation avec les ambivalences de notre modèle politique.
Depuis la Révolution de 1789, la France a adopté une cuisine bourgeoise et royale, négligé son rapport à la terre et exporté ce modèle...

Avec la révolution française, la France est devenue le phare du monde. La révolution française révolutionna le monde entier. Mais après plus de deux cents ans, le monde n’est pas encore dans la forme idéale de la révolution.

Toute révolution qui veut établir une société idéale, en changeant seulement le cadre social et politique, aboutit toujours à un autre désordre social et politique sans exception, puisque les changements escomptés ne prennent pas racines sur la base fondamentale, solide, primordiale et logique de la cuisine. Sans cela, le changement reste plus ou moins sentimental, intellectuel, social ou idéologique, basé sur une faculté de jugement primaire.

La révolution de la France doit être culinaire, biologique, physiologique et donc, pacifique. La France est le pays natal de la gourmandise et du gourmet. La cuisine française a conquis le monde. Le monde entier admire la cuisine française. Mais la cuisine française est et était un produit bourgeois et royal. Ce n’était pas pour l’exportation, comme tous les autres produits sensoriels et monarchiques.

La véritable cuisine française, dans le cadre de sa tradition paysanne et de son climat correspondait à son environnement. Mais tous les importateurs de la « cuisine française » bourgeoise et royale ont ignoré ou négligé complètement sa tradition, son climat social, physique et biologique et psychologique. Par conséquent, la révolution sanglante se produit dans tous les peuples importateurs de la cuisine française : révolution physiologique fondamentale chez chaque individu qui la mange.
Voilà pourquoi l’opération sanglante devient de plus en plus populaire dans ces pays importateurs.

Le peuple français a aboli la monarchie, le Roi et sa bourgeoisie, mais il a adopté leur manière de vivre et leurs mœurs bourgeoises, surtout leur manière de manger. Il a abandonné sa propre manière de manger traditionnelle, céréalienne, sobre, simple et paysanne. Il ne mange plus qu’un dixième du pain qu’il consommait il y a cent ans (et encore, quel pain?) Il mange dix fois, vingt fois plus d’autres choses qu’on ne mangeait pas, afin de préserver une bonne constitution physiologique. Il a abandonné le « bon pain de France ».

Le peuple français a aboli la structure bourgeoise et il est devenu bourgeois lui-même dans la vie quotidienne. Ne finira-t-il pas sa vie en tragédie ?
L’alimentation française traditionnelle et paysanne d’autrefois était saine et sainte (écologique). La nouvelle théorie de la nutrition commencée par Voïgt en 1834 à Munich a conquis et colonisé la France, ainsi que le monde entier. Et voilà le monde entier est transformé en une grande salle d’opération.

C’est le moment, je crois, où la véritable cuisine traditionnelle et paysanne enseigne à nouveau le bien-manger, pour le bien-vivre et le bien-voter, et réussir la seule et unique révolution qui vaille : la révolution de l’homme.

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