MAL FRANÇAIS, Maux Mondiaux - Episode 1

Suite aux récentes élections régionales, Michel Zobler nous explique les relations entre schizophrénie électorale et schizophrénie alimentaire.
Le peuple français est en froid avec le politique. Il adore la politique mais ne la reconnait plus dans les paroles mais surtout les actes des politiques. Mais lui le peuple est-il seulement la fashion-victime ou l’instigateur d’une telle situation. Ce n’est qu’en se sentant pleinement et enfin, responsable qu’il sera habilité à trouver une réponse.

Le peu de la population qui daigne encore se déplacer pour voter (52% d’abstention) se console, en matérialisant inconsciemment au niveau politique, ce que l’individu lui-même est devenu dans son for intérieur. For intérieur qui n’est que le reflet d’une cuisine française qui depuis la révolution de 1789, a fait le choix de l’alimentation du riche. Mode alimentaire qui, de tout temps, porta le gourmet gourmand esclave de sa dialectique gustative antagoniste, lentement mais sûrement, vers une schizophrénie fonctionnelle d’abord, ensuite sécrétoire, pour suivre sensationnelle et enfin idéationnelle.

De cette réalité physiologique et psychologique naît le passage à l’acte du bulletin de vote qui donne naissance à une réalité politique aisément lisible depuis l’avènement de François Mitterrand.
Le mot est lâché : « cohabitation ». Lorsqu’un président est de gauche, quoi de mieux qu’un premier ministre de droite et vice et versa. Lorsque, l’assemblée est à l’unisson de son président, quoi de mieux que des régions pour l’autre camp.
Ce qui se met en place est un système, un réflexe qui rassure le votant. Il pense que sa main droite peut et doit surveiller sa gauche.
Et qu’ainsi l’entité corps-esprit de la nation se portera bien. Il contredit le conseil religieux qui veut que : « ta main gauche ne sache pas ce que donne ta main droite ». Il pense que sa qualité de citoyen peut être préservée lorsque le corps et les membres (les régions) titubent à gauche et le cerveau vacille à droite. Cela s’appelle de la schizophrénie et ne peut en rien régler le destin d’un pays.

Et cette schizophrénie, n’en déplaise aux hommes de l’art psychiatrique, commence au fond de nos assiettes avec des aliments extrêmes qui nous jettent de gauche et de droite, sans répit, sans cesse. Passant de l’alcalose à l’acidose en un temps record entre deux aliments, l’individu français accélère le processus de balancier meurtrier jusque dans sa façon de voter, laissant aux politiques, tout comme à ses organes le soin de jouer le rôle tampon.

Tout comme un corps d’individu, dont les organes épuisés par une toxicodépendance aux aliments extrêmes et euphorisants, le paysage politique français, toxico dépendant aux allers-retours de plus en plus violents et courts risque, après une période chronique que nous sommes en train de « survivre », de faire un pic extrême, avant que de finir d’une fin tragique.

Laisser une réponse

Votre e-mail ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *